Un « niveau correct » pour l’activité du bâtiment

Un « niveau correct » pour l’activité du bâtiment
L’essoufflement du logement neuf, avec un nouveau recul sur les mises en ventes de – 16% dans le collectif et de – 36% dans l’individuel, inquiète les professionnels.

L’activité du Bâtiment en Auvergne-Rhône-Alpes représente un chiffre d’affaires de 16,887 milliards d’euros H.T. Composé d’un total de 56.235 entreprises, le secteur emploie 137.532 salariés, soit environ 8% des actifs de la grande région.

Selon Gilles Courteix, président de la FFB AuRA, l’activité a retrouvé un niveau correct mais la prudence doit rester de mise.

« En effet, selon les derniers chiffres de conjoncture, le volume se maintient uniquement grâce à l’activité des bâtiments non résidentiels. Trois phénomènes appellent plus particulièrement à la vigilance. Premièrement, il y a une grande disparité entre les départements », note le président.

Ainsi, l’Allier, le Cantal et l’Ain souffrent particulièrement, alors que le Rhône et la Haute-Savoie qui étaient jusqu’à présent bien orientés, sont maintenant en baisse. Quant aux autres départements comme le Puy-de-Dôme, plutôt à la traîne eux aussi, ils connaissent une meilleure orientation.

Un « niveau correct » pour l’activité du bâtiment
« Il y a une grande disparité entre les départements de la grande région » affirme Gilles Courteix.

Deuxièmement, le marché de la rénovation énergétique ne décolle pas observe Gilles Courteix. En volume, l’activité baisse de 0,5 % au 3ème trimestre 2018 par rapport au 3ème trimestre 2017. Cette tendance est à mettre en relation avec les annonces des derniers mois sur la prime Hulot puis sur le CITE.

Enfin, le président déplore également l’essoufflement du logement neuf avec un nouveau recul sur les mises en ventes de – 16% dans le collectif et de – 36% dans l’individuel.

« C’est pourquoi, la FFB Auvergne-Rhône-Alpes tient à rappeler l’importance de maintenir un soutien à la primo-accession et la rénovation énergétique sur l’ensemble des territoires. De même, la lutte contre la concurrence déloyale et le travail illégal demeure essentielle pour préserver l’économie et l’emploi des territoires », estime Gilles Courteix.