« Positivix », c’est parti pour trois ans d’études

« Positivix », c’est parti pour trois ans d’études
Sylvain Massonneau et Sylvie Nguyen, de chez Tradimaisons, au sein de la maison « Positivix ». Une habitation où l’on se sent bien.

LCA-FFB* et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont organisé à Paris, au mois de décembre, une conférence de presse commune consacrée au projet COMEPOS (Conception et construction optimisée de maisons à énergie positive). Depuis six ans, ce programme original teste l’impact énergétique et l’empreinte carbone de différents types de maisons à énergie positive occupées par leurs habitants. Le projet rassemble de nombreux partenaires publics et privés. Parmi les neuf projets réalisés ici ou là en France figurent la maison « Positivix » du constructeur Tradimaisons, à Cournon d’Auvergne. Celle-ci a été inaugurée en 2018 et elle est aujourd’hui occupée par une famille de quatre personnes. Comme le souligne Sylvain Massonneau, le patron de Tradimaisons, cette maison « est le fruit de l’intelligence collective. » Outre son bureau d’études, le constructeur a réuni des partenaires industriels, des artisans, l’Université de Bordeaux, l’ADEME, l’Institut national de l’énergie solaire, etc.

« Il s’agit d’une maison qui a été conçue pour offrir, en plus de ses performances techniques, une grande qualité de vie à ses occupants au travers de ses volumes, de sa circulation et de sa luminosité », explique Sylvain Massonneau.

De fait, cette villa de 131 m² à l’architecture contemporaine a été réalisée à l’aide de solutions techniques novatrices : gestion des eaux pluviales via un bassin de rétention, commande automatisée des ouvertures de Velux, traitement de l’air intérieur avec la mise en place de plaques de plâtre dépolluantes et d’une ventilation de nouvelle génération, confort acoustique poussé, structure thermique ultra-performante, énergies renouvelables, impact environnemental limité… Liste non exhaustive il va de soi !

« Les personnes habitent ici depuis plus de trois mois, et nous allons les suivre pendant trois ans. Par exemple, des chercheurs du CEA sont connectés en temps réel avec la maison par le biais d’un ordinateur. »

Les premières études réalisées sur place sont très encourageantes. La longueur de la phase d’observation permettra d’en apprendre certainement beaucoup plus. Autant de techniques qui pourront être ensuite incorporées (ou non) dans les futures maisons construites en France et dans la région.

* LCA-FFB : Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération française du bâtiment