Parole de psy – L’image des autres

Parole de psy - L'image des autres

L’image des autres : construction ou aliénation
« Nous arrivons au moment des achats pour la rentrée scolaire. Cela m’angoisse toujours un peu car je voudrais faire au mieux pour ma fille. Je suis partagée entre ce que je voudrais qu’elle comprenne -que ce ne sont pas les marques ou les objets à la mode qui comptent- et la crainte qu’elle ne se bloque ou qu’elle se sente exclue du cercle de ses camarades… »

Vous êtes déchirée entre ce que votre expérience vous dicte et la contrainte sociale à laquelle votre fille est confrontée. Il est absolument normal que vous soyez partagée entre ces deux extrêmes. Mais ce choix, presque cornélien, vous angoisse. Alors comment pouvez-vous retrouver votre sérénité ?

Ce différend vous permet de prendre le temps de discuter toutes les deux et, ainsi, d’approfondir encore votre lien. C’est une occasion de lui transmettre vos valeurs, sans chercher à la convaincre, tranquillement et fermement. Plus tard, lorsque le moment sera venu, sans même qu’elle en ait conscience, vos conseils et surtout votre style de présence lui serviront d’outils pour affronter la vie. Il est normal que chacune de vous deux ait son avis. L’essentiel est que vous dialoguiez à ce sujet.

Ce ne sont pas les marques qui comptent, dites-vous. Il serait intéressant de savoir pourquoi votre fille vous fait cette demande ? Souvent « les copines ont… » donc il faut avoir. L’être humain se construit à partir de l’image des autres, de l’image des copines, des profs, des parents, des modèles, etc… C’est indispensable. Imiter c’est se construire et c’est aussi une façon d’être ensemble. Et en même temps, c’est aliénant.

Essayez, sans en avoir l’air, de la détourner du diktat de l’image des autres. Par exemple en essayant de trouver ce qui lui plait particulièrement à elle. Un beau classeur, un beau stylo, du papier agréable… pour se démarquer de ses copines, tout en découvrant ses propres marques. Cherchez ensemble comment elle peut se faire plaisir à sa façon. Si elle n’est pas prête, ne vous inquiétez pas. Cela viendra. Mais vous aurez essayé.

Ce qui importe, c’est qu’elle sente que vous êtes là comme une boussole, en support de ses interrogations.
De cet échange entre vous, naîtra l’essentiel : une confiance et un sentiment de sécurité renouvelés. Par la même occasion, cela dissipera votre angoisse.

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