Suzuki Ignis : petite mais mignonne

Suzuki Ignis : petite mais mignonne
L’esthétique de l’Ignis sera certainement l’une des premières raisons de son achat. Mais elle ne mesure que 3,70 m de long.

La nouvelle Suzuki Ignis, qui reprend un nom connu chez le constructeur japonais, s’attaque au segment du mini SUV, avec une bouille craquante à la clé.

Avant ses qualités professionnelles, on achètera vraisemblablement une Ignis pour son esthétique. Avec ses grosses ailes renflées, son dessin original de custode à trois griffures, la Japonaise semble plus massive qu’elle ne l’est réellement avec seulement 3,70 m de long. Bien sûr, pour avoir droit aux belles jantes en alliage de 16 pouces et élargisseurs d’ailes et glaces surteintées, il faut grimper aux finitions deux ou trois nommées Privilège ou Pack. Si on passe par la case peinture bicolore et quelques touches de personnalisation sous formes de stickers ou entourage de couleurs de veilleuses et de rétros, l’Ignis devient encore plus craquante.
L’habitacle séduit également par son design épuré avec un écran tactile qui ressemble à une tablette. Notons la recherche au niveau du dessin comme les barres d’ouverture de portes ou les boutons rotatifs de réglage de ventilation. Il ne faut pas regarder de trop près la qualité des plastiques, ni des revêtements des sièges mais au prix ou est proposé cette Suzuki, il n’y a rien à médire. Pour 3,70 m, il y a de la place à l’arrière d’autant que la banquette avance ou recule sur 17 cm libérant un coffre que Suzuki vante pour être le plus grand de sa catégorie avec 267 litres.

2 ou 4 roues motrices au choix.

L’Ignis est proposée en deux ou en quatre roues motrices contre 1500 euros supplémentaires. Cette transmission par viscocoupleur peut rendre de gros services dans les régions montagneuses notamment neigeuses. Mais son principal terrain de prédilection reste plutôt la ville que la route. D’abord parce que son vif 1200 cm3 4 cylindres 90 ch (celui de la Baleno) est un peu trop sonore et parce que sa suspension arrière n’est pas toujours tendre pour les reins surtout en version quatre roues motrices dont l’essieu arrière est bien rigide.
En revanche, l’Ignis est hyper-maniable en ville où elle tourne sur elle-même. Contre 800 euros de plus, on peut disposer de la version hybride SHVS qui fait appel au même principe que la Baleno. Un mini-moteur électrique de moins de 5 cv alimenté par une petite batterie (15 kilos au total) rajoute 50 Nm de couple à bas régimes en donnant plus de ouaté et de force au 1200 cm3 pas généreux à bas régimes.

Suzuki Ignis : petite mais mignonne
Présentation sympathique avec un gros tachymètre très visible. La tablette tactile est uniquement proposée sur les niveaux deux et trois.

Petite hybridation

Mais la SHVS l’autorise à être considérée comme une hybride. Cela permet de bénéficier de quelques avantages, notamment en cas de restriction de la circulation, gratuité de la carte grise et peut être l’exemption de la TVS. Dommage que la version atmosphérique ne bénéficie pas du Start-Stop qui, à lui seul, représente le subtil gain d’économie avec une consommation moyenne de 5 litres aux 100. Chiffre qui fait regretter la capacité trop réduite du réservoir de 32 litres.
L’Ignis rentre en concurrence avec la Panda autant en deux roues motrices qu’en quatre et avec d’autres petites urbaines typées moins SUV. Cette mini-Suzuki a pour elle, une esthétique très réussie et des tarifs qui tiennent bien la route. Ils ne sont pas définitifs à l’heure où est publié cet essai mais ils devraient, remisés, varier de 11.000 euros à un peu plus de 15.000 euros pour une version pack hybride 2 roues motrices.

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