Parole de Psy du 20/01/2015

Chaque mois, Karine Mioche, psychologue, répond à des interrogations de lecteurs…

Parole de Psy du 20/01/2015« Je me demande si je ne suis pas hypocondriaque. Il m’arrive parfois, en allant au travail, de sentir d’un coup, un poids qui m’étouffe dans la poitrine, je suis oppressée au point de devoir m’arrêter au bord de la route avec ma voiture. Ça m’arrive également dans d’autres circonstances. Un doute affreux me saisit alors, celui de faire une crise cardiaque. Mon mari a déjà dû me conduire à l’hôpital en urgence. A chaque fois, j’ai fait des examens qui ont révélé que je n’avais rien. »
Ce que vous décrivez ressemble à des crises d’angoisse. Elles s’expriment par le corps. C’est tellement fort que vous devez vous arrêter. Dans l’affolement, vous associez l’oppression dans la poitrine à la crise cardiaque. Ce doute est consommateur d’énergie : vous contactez votre mari, allez à l’hôpital, faites des examens… et ainsi vous vous éloignez de ce qui a provoqué l’angoisse. C’est un leurre qui vous évite de repérer ce dont l’angoisse est le signal. Elle n’est pas sans objet. Cette idée de crise cardiaque détourne l’attention.

Il s’agit d’autre chose que de l’hypocondrie. Dans l’hypocondrie, la peur d’être malade est presque permanente.

Là, votre corps vous signale que quelque chose ne va pas. Ce n’est pas forcément physique, c’est peut être psychique. D’où vient cette angoisse qui vous arrête au bord de la route ?
Servez vous de ce signal.
Votre corps et votre esprit forment un tout. Ils ont, pour s’exprimer, la parole, mais aussi les maux, les malaises ou les symptômes. A écouter l’un, l’autre ne peut que s’en porter mieux. En ce sens, c’est une chance que votre corps vous fasse signe. L’angoisse est un signal de l’expression de quelque chose de vous.

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