Yves Defaye : dans l’ombre des « Jaunards »

Depuis dix ans, Yves Defaye s’occupe du matériel et de l’équipement des joueurs de l’ASM Clermont Auvergne. Coup de projecteur sur ce personnage discret…

Yves Defaye : dans l’ombre des « Jaunards »
Yves Defaye devant l’une des caisses utilisées pour ranger les maillots de l’équipe (photo Mathilde Chevallier)

Il fait partie des hommes de l’ombre de l’ASM Rugby. A l’instar des médecins, des kinés, des préparateurs physiques ou des analystes vidéo, Yves Defaye évolue lui aussi au plus près du groupe professionnel. Son rôle ? L’intendance. En clair, il est en charge de l’équipement et du matériel, et suit l’équipe lors de chaque match, que ce soit au Michelin ou en déplacement. Lors des rencontres à la maison, il arrive au stade de bonne heure. Dans le vestiaire, tout devra être prêt pour l’arrivée des joueurs. 23 maillots, 23 shorts, 23 paires de chaussettes… et ce n’est pas tout.
« Selon les saisons, il y a aussi deux maillots d’échauffement, manches longues et manches courtes, des k-ways, des vestes, des boissons, des barres de céréales, des ballons, mais aussi des maillots de remplacement pour le match », détaille Yves Defaye.
Curieusement, un problème est apparu cette saison avec les n° 3 et 23… « Nous en avons déjà déchiré trois », assure l’intendant, quelque peu perplexe face à ce cas de figure inédit. Il faudra voir ça avec l’équipementier, Under Armour.
Au royaume des rugbymen, chacun a ses petites habitudes. Debaty, Domingo ou Vermeulen portent ainsi des maillots XXXL. « Ils pourraient rentrer dans des tailles inférieures mais n’aiment pas être trop serrés », précise Yves, au contraire de Parra, King ou Rougerie qui aiment les tenues moulantes.

L’OUBLI DES MAILLOTS : LA HANTISE

L’intendant ne s’occupe pas des casques ou des chaussures, qui restent des effets personnels pour les joueurs, mais il a tout de même quelques crampons en réserve, au cas où…
Dans son job, où il faut évidemment faire preuve d’une grande rigueur, mais aussi cultiver la discrétion, la hantise se nomme « l’oubli », surtout si l’équipe est en déplacement…
« C’est arrivé une fois, lors d’un match à Toulouse. Il manquait deux maillots. Heureusement, j’en avais deux sans numéro dans un sac. Nous avons fabriqué des numéros de fortune avec du sparadrap, lequel s’est fait arracher lors de la première mêlée ! »
A 58 ans, cet ancien technicien Michelin œuvre depuis dix ans au côté des Jaunards, et se considère comme un « privilégié », même s’il consent pas mal de sacrifices en terme de vie familiale. Lui a notamment ses petits « chouchoux » au sein du groupe. Mais chut, c’est un secret. En tout cas, tous les joueurs apprécient ses services…
« Ils sont très respectueux et portent ma douzaine de sacs d’équipement quand nous jouons à l’extérieur », leur rend hommage Yves Defaye, qui visiblement, préfère plutôt l’ombre à la lumière.

 

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