La plénitude de Paoline Salagnac

A 31 ans, Paoline Salagnac semble au sommet de sa carrière. Avec l’équipe de France de basket-ball, elle entame la préparation de l’Euro en Hongrie, qui se déroulera du 11 au 28 juin. Avec ses partenaires de Bourges, elle vient d’égaler le record de 13 titres de championnes de France détenu par les demoiselles du CUC.

 

La plénitude de Paoline Salagnac
28 avril 2015. Sous les regards amusés de ses partenaires, Paoline Salagnac découpe les filets de la salle du Prado de Bourges. L’équipe berruyère est à nouveau cham-pionne de France. ©Grégory GOMEZ

Paire de ciseaux dans la main droite, Paoline Salagnac est juchée sur les épaules de ses co-équipières. Le large sourire affiché sur son visage témoigne de la joie qu’elle ressent. Elle, la fille de Catherine Chenevoy, ancienne joueuse du CUC (Clermont Université Club), vient d’égaler le record du club clermontois avec les filles de Bourges. Le club du Berry vient de remporter pour la treizième fois le titre de champion de France. La coutume veut que les filles sacrées découpent les filets des paniers de la salle où elles viennent de gagner la finale. Comme un symbole, c’est à la Clermontoise de l’équipe que l’on a confié cette mission acrobatique. Tout au long de cette soirée de fête, elle gardera les filets en trophée autour du cou.

Sa meilleure saison

Pour sa quatrième saison avec le club de Bourges, Paoline Salagnac signe sa meilleure feuille de statistiques dans le Berry : 10,9 points par match, 56% à 2 points, 88% aux lancers-francs. La modestie et l’effort restent cependant la marque de fabrique d’une joueuse qui veut toujours faire mieux : « C’est une relative bonne saison. Peut-être est-elle ma meilleure à Bourges ? Plus que mon apport individuel, c’est avec l’équipe que je regarde les résultats. Nous sommes championnes de France. C’était notre objectif en début de saison. J’ai pu apporter plus en Euroleague que je ne l’avais fait les saisons précédentes et c’est ma satisfaction personnelle. Cependant, je suis persuadée que je peux mieux faire. »

Souvenirs clermontois

 

La plénitude de Paoline Salagnac
Lorsqu’elle jouait à Clermont, Paoline Salagnac faisait déjà parler ses quali-tés de vitesse et d’abnégation. ©Rémi DUGNE

Paoline Salagnac est un pur produit de la formation clermontoise. Joueuse du SCAB 63 (Stade Clermontois Basket Auvergne) de 2002 à 2007, elle participe au retour dans l’élite du basket féminin à Clermont. La championne de France se remémore : « Nous étions une génération de copines. Nous avions fait nos classes à l’école de basket ensemble et c’était alors une très grosse fierté d’avoir fait remonter Clermont au sommet. » Une joie malheureusement de courte durée puisqu’il n’y a, depuis, plus aucun club professionnel de basket en Auvergne : « C’est très difficile de vivre en concurrence avec d’autres sports, comme le rugby, à Clermont. Le succès du club de Bourges s’explique aussi en partie par le fait qu’il n’y a pas d’autres équipes professionnelles en concurrence dans cette ville. Seulement attention, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de clubs professionnels de basket à Clermont aujourd’hui qu’il n’y en aura pas demain ! Il faut croire en la formation auvergnate. »

Objectif Euro

Avec Paoline Salagnac, l’Auvergne du Basket a trouvé l’une de ses plus belles représentantes. La Clermontoise veut gagner sa place en équipe de France pour l’Euro en Hongrie au mois de juin : « Cette équipe n’appartient à personne et je dois prouver que je peux conserver ma place. En Hongrie, nous voulons faire les meilleures résultats possibles. Je veux croire que nous pouvons réaliser quelque chose de très bien là-bas. »

 

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