Noël Le Graët : « nous allons connaître un effet coupe du monde important. »

Noël Le Graët : « nous allons connaître un effet coupe du monde important. »
Noël Le Graët dans les locaux communs de la Ligue AURA de football et du District du Puy-de-Dôme, à Cournon.

En marge de l’inauguration officielle des locaux du District du Puy-De-Dôme, le président de la Fédération française de football s’est confié à Info. Il est revenu sur la Coupe du monde féminine organisée en France.   

Info – L’équipe de France féminine a connu un échec sportif lors de cette coupe du monde mais a-t-elle gagné autre chose ?

Noël Le Graët – Elle a gagné une notoriété invraisemblable. S’il n’y avait pas eu la coupe du monde, il aurait peut-être fallu des années pour avoir un tel attachement au foot féminin. La D1 féminine c’est bien mais il y a peu de spectateurs pour l’instant. La compétition a montré que les stades étaient plein partout pour toutes les équipes. Les stades ont affiché un taux de remplissage de 80 %. 1,2 millions de billets ont été vendus. Il s’agit d’un succès considérable.      

I. – Vous espérez bien sûr des retombées à court et moyen termes de cette coupe du monde ?

N. le G. – Absolument. Déjà, quand un club de taille moyenne créé une section féminine, cela attire une cinquantaine de licenciées, pour les petits clubs, c’est une vingtaine. En septembre, je pense que l’on va connaître un effet coupe du monde important.   

I. – Les clubs sont-ils prêts pour accueillir de jeunes joueuses ?

N. le G. – Oui je pense ; Les mentalités ont changé. Nous avons eu du mal il y cinq ou six ans, aujourd’hui, nous n’avons aucun problème. Plus largement, nous sommes encore loin derrière l’Allemagne en matière de foot féminin, ou même des pays nordiques. Ne parlons pas des USA où les filles sont professionnelles depuis longtemps. Cette discipline se développe dans le monde entier.    

I. – Du côté de l’équipe de France féminine, vous avez très vite apporté votre soutien à Corinne Diacre après l’élimination des Bleues, pourquoi ?

N. le G. – J’estime que Corinne a bien travaillé et nous ne pouvons rien lui reprocher. Je sais aussi comment peuvent être les médias après une défaite, certains ont toujours envie d’avoir du changement. En réagissant vite, la polémique n’a pas eu lieu. Dès le lendemain, le problème de Corinne était réglé. L’équipe pourra redémarrer fin août. Je l’ai vue le 4 juillet pour effectuer un point sur ce qui a été réalisé.    

I. – Quels seront les objectifs fixés pour les Bleues ?   

N. le G. – Il y a l’Euro 2021 dans deux ans. Il nous faut trouver aussi des matches internationaux un peu plus importants mais ce n’est pas facile car les continents jouent sur les mêmes dates.

I. – Avec la non-qualification pour les Jeux Olympiques de 2020, on imagine qu’il s’agit d’une déception n’est-ce-pas ?   

N. le G. – Oui car nous étions habitués à y aller. Je trouve que c’est un peu injuste. Je pense que l’Europe n’a pas assez de représentants dans cette compétition importante. (Un peu fataliste mais avec le sourire…) Nous serons là en 2024.