Eté : les coups de cœur des libraires

Eté : les coups de cœur des librairesQue vous soyez à la plage, en terrasse, ou au bureau pour les moins chanceux, quels livres lire cet été ? Les libraires de Clermont nous présentent leurs ouvrages « coup de cœur » à glisser dans nos valises.
Le coup de cœur des « Volcans » (80 boulevard François Mitterrand) : « Meurtre à Willow Pond », Ned Crabb, Editions Gallmeister, 420 pages, 24.30 euros.
38 ans après son premier livre, Ned Crabb revient avec un second ouvrage : Meurtre à Willow Pond. Cette fois, l’intrigue se déroule dans le Maine, près d’un lac, où la richissime Iphigène Seldon, femme au caractère bien trempé, invite au cours d’un week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu’elle modifie son testament. Alarmés par cette nouvelle, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre, mais personne ne se décide réellement, jusqu’à ce que… Le cadre est posé, reste à trouver l’assassin.
Eté : les coups de cœur des librairesA la manière d’Agatha Christie, l’auteur Ned Crabb parvient à tenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page, tout en ajoutant à ce polar rafraîchissant une touche d’humour. Les personnages sont à la fois attachants et touchants, à l’image d’Iphighène Seldon, drôle et acariâtre, « une vieille peau » comme la qualifierait le libraire Matthias. De quoi retrouver tous les plaisirs du polar.
Le coup de cœur de « La Librairie » (5 bis rue des Gras) : « Le grand marin », Catherine Poulain, Editions de l’Olivier, 384 pages, 19 euros.
Les vacances rimant souvent avec grands espaces, l’ouvrage conseillé par « La Librairie » nous emporte dans les tumultueuses mers du nord et en Alaska. Inspirée de son expérience, l’auteur Catherine Poulain décrit dans « Le grand marin » la vie d’une femme partie prendre le large en quête de liberté. A bord des bateaux de pêche, elle découvre un milieu typiquement masculin, où elle devra se faire une place. Grâce à son écriture très concrète, la romancière nous immerge dans le quotidien et la rudesse du milieu marin. Avec ce premier roman, Catherine Poulain a déjà reçu de nombreux prix et a été saluée par la critique. A suivre…
Eté : les coups de cœur des librairesLe coup de cœur de « Momie Librairie » (21 avenue des Etats-Unis) : « Les beaux étés 2. La Calanque », Zidrou, Jordi Lafebre, Editions Dargaud, 56 pages, 13.99 euros.
Après « Les beaux étés 1. Cap au sud ! » l’auteur Zidrou et le dessinateur Jordi Lafebre reviennent pour un second tome : « La calanque ». Le scénario est simple, mais il n’en reste pas moins intéressant et distrayant : dans la fin des années 60, une famille belge, dont le père est lui-même dessinateur de BD, descend en vacances dans le sud. Cette chronique estivale conte alors les aventures d’une famille nombreuse qui, à travers de multiples péripéties, prend le temps de vivre et de profiter de l’été. Dans l’air du temps, cette BD au ton frais est, aux aveux du fin connaisseur que nous avons interrogé, « un hymne aux vacances ».
Eté : les coups de cœur des librairesLe coup de cœur de « Nos Racines d’Auvergne » (5 place de la Victoire) : « La main sur le sac », Serge Camaille, Editions Marivole, 196 pages, 20 euros.
La librairie « Nos racines d’Auvergne » nous conseille un ouvrage plus local et intimiste. « La main sur le sac », de l’auteur auvergnat Serge Camaille, nous plonge dans le Clermont des années 80, un Clermont qui n’existe plus, mais qui est si bien décrit qu’on s’y croirait presque. Au cœur de l’intrigue un SDF et son mystérieux sac. Ce sac, c’est sa vie, il représente tout pour lui. Ainsi, quand il vient à disparaître, c’est la catastrophe. Un seul indice, mais pas des moindres : le voleur possède une Lancia Fulvia jaune, la seule de la ville. L’enquête s’annonce donc aisée, or le coupable n’est plus chez lui… Mais où est ce sac ? Et qui y a-t-il à l’intérieur ? C’est tout l’enjeu de ce polar…
Eté : les coups de cœur des librairesLe coup de cœur de « La Procure La Treille » (1 place de la Treille) : « En attendant Bojangles », Olivier Bourdeaut, Editions Finitude, 160 pages, 15.50 euros
Le premier roman d’Olivier Bourdeaut, « En attendant Bojangles », plébiscité par les médias et conseillé par le libraire de « La procure », est l’agréable surprise littéraire de l’année. Rythmé par la chanson de Nina Simone, le récit est triste, mais plein d’espoir. Il nous conte l’histoire de trois personnages : un père, une mère victime d’Alzheimer, leur fils, et en prime un oiseau de Numidie : Mademoiselle Superfétatoire, que madame peut promener en laisse, symbole de l’excentricité des personnages. Face à cette maladie, son mari, prêt à tout pour elle, lui invente une vie nouvelle chaque jour, jusqu’à la faire changer de prénom. Ce roman est, avant tout, une histoire d’amour haute en couleur, « une belle leçon » conclut le libraire.

Marine Chaize

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