Jean-Luc Curabet : « chercheur » d’art

Jean-Luc Curabet :

Cet artiste étonnant soumet au regard du visiteur une quarantaine de tableaux à la galerie Christiane Vallé, à Clermont-Ferrand. Il sera présent lors du vernissage qui se déroule vendredi 15 octobre, de 18h30 à 21h30. L’entrée est libre.  

Quarante deux tableaux au total. Pas de détail. Pour sa première exposition à Clermont-Ferrand, Jean-Luc Curabet sort l’artillerie lourde. Mais rassurez-vous, aucun danger ; nous sommes ici dans le domaine de l’art. Cet artiste plasticien originaire de Moselle va donc soumettre ses œuvres au regard du public auvergnat, et ce, sous la houlette de la galerie Christiane Vallé. Le rendez-vous est prévu du 15 au 30 novembre.

Des tableaux sur des plaques d’aluminium

Petits et grands formats, réalisés sur des plaques d’aluminium, permettront donc d’envisager un bel aperçu du travail de celui qui se définit avant tout comme « un chercheur » d’art. « Aujourd’hui, j’essaye de réaliser un mixe de toutes les techniques, je dessine, je peins, j’utilise des sprays, je travaille sur ordinateur et sur des supports qui ne sont pas classiques. Très modestement, à mon niveau, j’essaye de faire évoluer l’art pour qu’il soit en rapport avec notre époque », explique Curabet, adepte d’une « peinture mixte ». 

S’il se considère comme un artiste figuratif, la critique l’a classé un moment parmi les peintres de l’agonie. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui… « Je travaillais à l’époque sur le visage humain très torturé et la souffrance humaine. Mais je suis complètement sorti de ce mouvement. J’essaye de faire passer un message positif, une lueur d’espoir. Mes tableaux paraissent amusants et très colorés », cadre l’artiste, qui privilégie désormais l’espoir et la poésie. 

Certes, il ne s’interdit pas parfois de traiter de sujets graves, comme la violence ou la pédophilie. « Je suis comme un messager qui est là pour prendre la température de la société. J’essaye de donner mon ressenti. »

Jean-Luc Curabet :

Jean-Luc Curabet s’inspire beaucoup de visages anciens, trouvés notamment sur des photographies chinées ici ou là. « J’essaye de leur donner une nouvelle vie en y associant des éléments de notre époque. Chacun de mes tableaux représente une personne qui a réellement existé. Ce sont des âmes égarées. Mais nous aussi, nous serons les âmes égarées de nos descendants. »

Pratique : exposition du 15 au 30 novembre, Galerie Christiane Vallé, 15, rue Philippe-Marcombes à Clermont-Ferrand. Tél : 04 73 92 06 32 / Vernissage vendredi 15 novembre, de 18h30 à 21h30, en présence de l’artiste (entrée libre et gratuite). Commissariat d’exposition : David Chabannes  (contact@galeriechristinevalle.com – 06.73.49.48.19).

Infos sur www.galeriechristianevalle.com