Pour améliorer la qualité de l’eau

Pour améliorer la qualité de l’eau
Une directive-cadre européenne impose un bon état écologique et physico-chimique de toutes les masses d’eau à l’horizon 2027.

Le Département du Puy-de-Dôme et son agence d’ingénierie territoriale (ADIT 63) viennent de renouveler leur convention de partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et ce, pour trois ans. Cette convention, destinée à agir pour améliorer la qualité de l’eau et des milieux naturels, s’inscrit dans le cadre du XIème programme de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (2019-2024). Elle témoigne de la confiance apportée aux services départementaux, passés experts dans ce domaine.

« Notre collaboration avec le Département du Puy-de-Dôme et ses services, notamment pour l’assistance technique, est fondamentale pour nous », pouvait se réjouir Jean-Pierre Morvan, directeur de la délégation Allier-Loire de l’Agence de l’eau, qui a signé la convention en compagnie de Jean-Yves Gouttebel et Bernard Sauvade, respectivement président et vice-président de la collectivité.      

Dans les faits, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne subventionne les activités de deux services du Conseil départemental dans ce domaine, à savoir : le SATEA (Service d’Assistance Technique à l’Eau et l’Assainissement) et le SMN (Service Milieux Naturels). La subvention versée par l’Agence couvre environ la moitié des dépenses déclarées : 381.794 euros pour plus de 746.227 euros de dépenses en 2019.

Cette convention de partenariat 2019-2021 cible deux enjeux majeurs : l’atteinte du bon état des masses d’eau et la prise en compte des usages locaux de l’eau, ainsi que la solidarité urbain-rural. In fine, il s’agit de tendre vers un bon état écologique et physico-chimique de toutes les masses d’eau, imposé notamment par une directive-cadre européenne à l’horizon 2027. Le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, élaboré par le comité de bassin, préconise d’atteindre 60 % du total d’ici 2021. « Mais c’est une mission quasiment impossible. Nous sommes actuellement à un peu moins de 30 % », constate Jean-Pierre Morvan.

Alors que la sécheresse sévit, beaucoup de communes du Puy-de-Dôme vont devoir se retrousser les manches afin de rénover leurs réseaux d’eau potable. Au niveau des rendements, le département est en effet le plus mauvais élève de tous les départements de l’Agence de l’eau Loire Bretagne.