Les pauvres et les riches des villes

Les pauvres et les riches des villes
Lyon, notre capitale régionale, est une ville riche ©JJA

Les grandes agglomérations d’Auvergne-Rhône-Alpes regroupent généralement davantage de ménages défavorisés qu’en moyenne, dans le reste de la France. Cette concentration des plus pauvres au cœur des villes découle souvent de l’offre de logement dans le parc social. Celui-ci y est historiquement plus développé qu’en banlieue.

L’Insee souligne dans une étude sur les disparités de revenus dans les sept pôles urbains de la région : Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Clermont-Ferrand, Annecy, Chambéry et Valence, que Clermont-Ferrand, Saint-Étienne et Valence sont les villes où la part de la population à très bas revenus est la plus importante. Entre 14% et 15% des habitants y vivent avec moins de 10.500 euros par an, alors que 10% seulement sont dans ce cas en moyenne nationale. La pauvreté est ainsi plus prégnante dans ces communes : un cinquième de leurs habitants vit sous le seuil de pauvreté.

Lyon et Annecy concentrent des revenus élevés

Inversement, les villes de Lyon et d’Annecy concentrent moins de population à bas revenus, une situation que partagent peu de grandes villes. Chambéry et Grenoble se placent en position intermédiaire. A Lyon et Annecy, les catégories sociales aisées sont sur-représentées, et leur concentration est l’une des plus fortes observées parmi les pôles urbains français. Alors que 10 % des habitants de France métropolitaine gagnent plus de 37.200 euros annuels, les Lyonnais et les Annéciens sont respectivement 16 % et 15 % à dépasser ce seuil de revenu. La proximité de l’offre culturelle et de loisirs, (environnement urbain, réduction des coûts de transport…) justifierait la préférence des ménages riches pour certains villes-centres.

Les banlieues sont en moyenne plus riches que les centres urbains qu’elles entourent. Les faibles revenus y sont généralement moins fréquents, et les revenus élevés davantage présents. Annecy l’illustre particulièrement bien. La surreprésentation de populations aisées se retrouve aussi autour des autres villes étudiées, à l’exception de Saint-Étienne et Valence. Les revenus moyens y dominent, au détriment des revenus extrêmes.

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