Transformez votre jardin en refuge

Transformez votre jardin en refuge
Il n’y a pas de superficie minimale pour créer un Refuge LPO. Même un balcon fait l’affaire ! © LPO

Un petit jardin ou un balcon suffit pour créer un refuge LPO chez soi. Objectif : enrayer le déclin de la biodiversité, en ville comme à la campagne.

Oui, chacun peut agir en faveur de la biodiversité. Comment ? Par exemple, en transformant son balcon ou son jardin en Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Moyennant une trentaine d’euros, les particuliers peuvent recevoir un kit comprenant un nichoir ou un abri, des fiches conseils pour aménager son extérieur et une plaque officialisant la labellisation. Il n’y a pas de superficie minimale pour créer un Refuge LPO. « Chaque mètre carré inscrit nous aide à faire évoluer les pratiques et nous donne plus de poids dans les négociations en faveur de la biodiversité » précise l’association.

Pour que ça fonctionne, il faut s’engager à respecter quelques principes simples : créer les conditions propices à l’accueil de la faune et de la flore sauvage, bannir les produits chimiques, réduire l’utilisation d’eau, recycler les déchets ménagers, et enfin, faire du lieu un espace sans chasse, ce qui est loin d’être compliqué en milieu urbain. Ces petits aménagements, souvent de bon sens, pas très compliqués, permettent de recréer des espaces de proximité accueillants pour les oiseaux ou les insectes, souvent délogés par des aménagements urbains agressifs.

« Des jardins banals »

Patrick Barthélémy, employé au service des espaces verts à Chamalières, est un ardent défenseur de ces refuges pas comme les autres. Son jardin à Luzillat est labellisé depuis une quinzaine d’années. « J’ai entendu parler des refuges en lisant un livre sur les oiseaux. En fait, je me suis aperçu que je m’inscrivais déjà dans la démarche sans le savoir. Pour moi, c’était important de l’officialiser.  Cela permet à la LPO de compter toutes les surfaces refuges. Même un balcon en ville a sa place dans le dispositif » insiste ce jardinier passionné. Il insiste : « Les refuges ne sont pas des jardins extraordinaires. Ce sont des jardins banals, où on respecte toutes les espèces vivantes. »

En s’engageant dans une telle démarche, les volontaires rejoignent le premier réseau français de jardins écologiques, riche de plus de 20.000 terrains répartis sur environ 40.000 hectares. Une plateforme leur permet d’échanger sur les bonnes pratiques, de demander des conseils, de partager leur expérience, de participer à des enquêtes. Des rencontres sont également organisées. Autre intérêt : la création d’un refuge permet de soutenir la LPO, qui demeure une des principales associations de protection de la nature en France.

Transformez votre jardin en refuge
Quelques aménagements de bon sens permettent d’observer oiseaux et insectes © LPO / P. Peugnot

Collectivités, écoles, entreprises…

A savoir : la création des refuges ne s’adresse pas qu’aux particuliers. « Nous essayons de travailler de plus en plus avec les collectivités. Nous les accompagnons de manière un peu différente, en réalisant des cartographies, des inventaires et des préconisations de gestion. Les élus sont attentifs à ce genre de projets » précise Matthieu Clément, chargé de mission à la LPO Auvergne. Chefs d’entreprises, élus, enseignants ou directeurs d’établissements peuvent eux aussi créer des refuges. Et encourager à leur façon le retour de la biodiversité sur le territoire…

Pratique. Pour créer son refuge, rendez-vous sur www.lpo.fr ou contacter la LPO Auvergne, 2 bis rue du Clos Perret, 63100 Clermont-Ferrand. 04 73 36 39 79 ou www.lpo-auvergne.org/


En chiffres

325 refuges dans le Puy-de-Dôme, soit 5,34 km2
27 refuges à Clermont-Ferrand, dont 20 jardins, 5 balcons et 2 parcs (Montjuzet et le Creux-de-l’Enfer)

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