Objectif Capitales dresse un bilan

Objectif Capitales dresse un bilan
C’était il y a un an, lors du lancement de l’association. Un an plus tard, celle-ci regroupe une centaine de membres. Les plus grandes entreprises et collectivités auvergnates sont adhérentes.

Lancée il y a un an, l’association se bat pour permettre une meilleure desserte ferroviaire et aéroportuaire du territoire métropolitain avec Paris et Lyon.

Le jour même où l’association Objectif Capitales tenait son assemblée générale, on apprenait quelques heures plus tard qu’un Intercités Paris-Clermont avait mis 14 heures pour rejoindre la capitale auvergnate. La faute à une rupture de caténaire !      Heureusement que Michel Sauvade, le maire de Marsac-en Livradois, n’était pas dans le train, il serait devenu fou ! Un an après son lancement, l’association fédère aujourd’hui une centaine de membres, issus des secteurs publics et privés. Elle a fait le point sur ses actions au cours d’une conférence de presse organisée au sein des locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Puy-de-Dôme. « L’association représente un certain nombre d’emplois ; tous les gros employeurs de la région sont là. Nous restons mobiliser sur l’amélioration du trajet ferroviaire alors que 2019 marque l’attribution de l’appel d’offres des nouvelles rames », a expliqué Patrick Wolff, le président d’Objectif Capitales.

Si l’association note une « amélioration progressive de la régularité et de la ponctualité des trains sur les derniers mois », elle se bat pour avoir un train capable de relier Paris à Clermont en 2h30 d’ici 2025.  

« Notre objectif tout d’abord, c’est de mener un travail sur le financement », a affirmé Patrick Wolff, avant de rappeler que 750 millions d’€ sont nécessaires pour stopper la détérioration de la ligne Paris-Clermont.  

Olivier Bianchi, président de la Métropole, a rappelé pour sa part que l’association s’était engagée dans « un long combat », qui allait durer « de nombreuses années. » Sur le fond, il s’est dit « très déçu à ce stade des réponses de l’Etat » et appelle de ses vœux un véritable « plan Marshall sur le ferroviaire à Clermont. »

« Ce n’est pas la faute d’Emmanuel Macron mais plutôt de 30 années d’inaction. Mais c’est le président qui doit décider aujourd’hui. Veut-il mettre les moyens pour désenclaver les villes du Massif central ? », a-t-il poursuivi, en tablant sur un milliard d’euros, et en affirmant que la métropole était prête à mobiliser des financements « dans le cadre de ses moyens. »

Sur les liaisons aériennes, les choses se sont bien améliorées. L’association a noté une meilleure régularité et une meilleure ponctualité depuis plusieurs mois.

« Air France a joué le jeu », a salué Claire Planche, directrice de la communication chez Limagrain.           

Quant à la liaison aérienne entre Clermont et Lyon, les membres de l’association réclament son rétablissement. Arrêtée par Air France, reprise quelques mois plus tard par une compagnie basée dans le sud de la France, puis arrêtée de nouveau, faute de rentabilité, les discussions se poursuivent toujours avec la compagnie nationale. Présent lors de la conférence de presse, l’un des deux représentants d’Air France s’est pourtant montrée clair sur le sujet : « à ce stade, il n’y a pas de raisons économiques pour la rétablir », a indiqué Mathieu Fleisch, directeur régional des ventes de la compagnie.     

Pour Patrick Wolff, il s’agit bien avant tout de « rassembler et de tenir un discours fédérateur » pour faire avancer les choses. Lui souhaite pérenniser les actions de l’association en s’appuyant sur « un mode collaboratif. »