Edito

Et s’il fallait se prénommer François pour décrocher la couronne au royaume rose des socialistes ?

Il y eut bien avant le François de Marignan, celui de la Renaissance, de la rivalité avec Charles Quint. Et au-delà de la frontière, il y a désormais ce pape François, venu du nouveau monde qui houspille volontiers le capitalisme débridé et défend la veuve et l’orphelin plutôt que les puissants.
Dans la courte histoire de la Vème République, qui chevauche néanmoins deux siècles, le François « premier » des socialistes a trouvé un successeur, un « François 2 ». Et il ne fallut que dix sept ans pour que se produise cet événement, preuve que l’alternance est désormais bien ancrée dans les institutions. A la droite « modérée » succède naturellement une gauche « démocratique » sans que la vie quotidienne des Français ne s’en trouve radicalement bouleversée, ni améliorée.

La comparaison

La concordance des prénoms et plus encore la similitude de la fonction amène inévitablement aux comparaisons entre les deux hommes. Et il n’est pas évident qu’elles soient flatteuses pour l’actuel locataire de l’Élysée.
Si François Mitterrand a attisé des haines, c’est aussi qu’il suscitait le respect. Il fut si machiavélique et habile, si cultivé et raffiné qu’il demeure aujourd’hui encore une figure iconique. Le personnage était auréolé d’une prestance aristocratique, d’une autorité qui sied à la fonction présidentielle telle que Charles de Gaulle l’avait imaginé et incarné. Tout le contraire, en fin de compte, de son successeur…
Mitterrand était sévère, hautain, parfois méprisant mais il suscitait une certaine admiration au-delà de son camp, parmi ses plus farouches détracteurs. Hollande, pour sa part, oscille entre Flanby et grand méchant mou. Et son charisme frôle l’infinitésimal… C’est peut-être pour trouver cette « hauteur » qu’il a multiplié les commémorations, les célébrations et les cérémonies sans jamais convaincre de sa majesté. Certes, comparaison n’est pas raison mais au royaume socialiste des François, mieux vaut semble-t-il être mort que vivant…

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