« L’amour est un crime parfait »

« L’amour est un crime parfait »Le pitch : Il est professeur de littérature à l’Université de Lausanne. Si les livres le retiennent parfois, ils ne l’empêchent pas d’apprécier tout particulièrement ses jeunes élèves. Et il multiplie ainsi les aventures avec ses étudiantes. Un jour, toutefois, sa der-nière conquête disparaît. Quelques jours plus tard, il rencontre Anna, une femme à la recherche de sa belle-fille.

Notre avis : L’histoire ne suffit pas. Elle ne fait pas tout… Avant d’en dérouler le fil méticuleux, le réalisateur s’efforce d’installer un décor. Le décor, lui-même, donne le ton, il constitue un écrin déterminant. Et de l’écrin à l’atmosphère, il n’y a parfois qu’un pas. L’atmosphère imprègne, elle instille, elle imbibe, se répand. « L’amour est un crime parfait » utilise les paysages enneigés de la Suisse en hiver. Dès lors, les frères Larrieu « inventent » un climat froid et rêveur, énigmatique. Au fur et à mesure du film, on ren-contre certes des cadavres mais l’ambiance semble toujours l’emporter sur le sus-pense. Et c’est sans-doute là à la fois la force et la faiblesse de l’ensemble. Mathieu Amalric, Karin Viard, Maïwenn, Sara Forestier ou encore Denis Podalydès sont les in-terprètes de ce « polar » mental et climatique qui souffre d’une conclusion un peu ma-ladroite mais reste séduisant…

Marc FRANÇOIS.

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