Quiddich : Quand la fiction devient sport

Quiddich : Quand la fiction devient sport
Les règles ont été adaptées à un jeu terrestre

Le sport de balle imaginé par J. K. Rowling pour la saga Harry Potter est devenu un jeu bien réel et très ludique. A défaut d’enfourcher leur balai pour voler, les joueurs doivent courir avec.

Lorsqu’elle a inventé le quiddich, la romancière anglaise n’imaginait sûrement pas qu’en 2005, un groupe d’étudiants américains adapterait une version humaine de ce sport et que quelques années plus tard, la première compétition internationale se déroulerait dans son pays.

La France n’est pas en reste. Avec déjà plus de 350 adeptes répartis dans une trentaine d’équipes, notre nation figure parmi les plus dynamiques et la sélection nationale a été championne d’Europe en 2015. « Cette année, le club des Titans de Paris a remporté la Coupe d’Europe des clubs pour la 4e fois », se réjouit Fiona Staub, la présidente du club limougeaud. La jeune femme s’est initiée à la discipline en Angleterre, puis a continué à pratiquer sur Toulouse. Et lorsqu’elle s’est installée à Limoges, elle a décidé de créer un club de quiddich.

« Nous ne rassemblons pas que des fans d’Harry Potter », prévient-elle. Ce sport séduit de nombreux adeptes par sa mixité et son originalité. « C’est un mélange de rugby par les contacts et plaquages, de handball par le jeu de passes et la précision des tirs dans les anneaux, de balle au prisonnier, car les joueurs sont éliminés lorsqu’ils sont touchés par le ballon et de lutte pour protéger la capture du vif d’or », explique-t-elle. Mais le quiddich est avant tout un sport de stratégie, dont les règles sont régulièrement remises à jour par la fédération internationale. Il se pratique en extérieur, sur des terrains de rugby ou dans des parcs.

Quiddich : Quand la fiction devient sport
L’équipe de France en action (© Aurélie Jacquin)

Une école de quiddich en projet

« Il fallait codifier le jeu pour qu’il soit fluide et non dangereux », ajoute Fiona Staub.

L’une des principales caractéristiques du quiddich est la présence du balai. Et comme les humains sont incapables de voler avec, ils doivent, en revanche, le chevaucher en permanence en le maintenant avec une main. « Ce n’est pourtant pas la contrainte principale, car on s’habitue rapidement à courir avec le balai entre les jambes », constate la présidente. Les joueurs aiment personnaliser leur balai à tel point qu’il existe aujourd’hui des entreprises spécialisées dans la fabrication des balais, des anneaux, mais aussi de la tenue du porteur du vif d’or.

Une équipe est composée de 7 joueurs et la compétition s’instaure au sein des ligues pour que la meilleure équipe participe au tournoi européen. Un match, qui doit combiner qualités individuelles et collectives, dure en moyenne 30 minutes et s’arrête dès que le vif d’or est attrapé.

Même si la saga cinématographique du jeune sorcier s’est terminée en 2011, il reste très présent dans la culture de nombreux fans. Cependant, comme beaucoup d’autres, ce sport doit participer à divers événements pour se populariser. « Nous n’avons pas encore de filière enfant dans le club, mais nous travaillons actuellement à la mise en place d’un partenariat avec une association limougeaude pour développer une école de quiddich » annonce F. Staub.

Julien Moreau

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